COMMUNIQUÉ DES 5 SYNDICATS

Congrès de la fédération du commerce : nous saisissons à nouveau la justice !

Le 16 septembre 2021, le juge du tribunal de Bobigny devra statuer à notre demande sur la désignation d’un administrateur ad hoc afin d’organiser le congrès de la fédération CGT du commerce, des services et de la distribution.

Le 26 novembre 2020, la Cour d’appel de Paris avait déjà confirmé la décision du tribunal de Bobigny qui annulait (à notre demande aussi) le congrès de cette fédération tenu en mars 2018, ainsi que toutes les décisions qu’il avait prise et l’élection de la CE fédérale.

La décision de la Cour d’appel était extrêmement circonstanciée, détaillant les nombreuses et graves irrégularités commises par la direction sortante à l’occasion de ce congrès, dans le but de s’approprier une majorité écrasante des voix des syndiqués.

Le tribunal a rappelé à cette occasion que la fédération était une union de syndicats et que son congrès était le congrès de ses syndicats, condamnant lourdement les agissements de la direction qui l’avait organisé.

A l’issue de cette décision et dans un esprit de conciliation, nous avons proposé aux membres de l’ex CE fédérale d’organiser conjointement un nouveau congrès, dans le respect des statuts fédéraux.

Le secrétaire général sortant et son « équipe » ont préféré répondre par un coup de force et ont prétendu « ressusciter » la CE élue en décembre 2014 (pour 3 ans !), celle-là même qui porte la responsabilité de l’organisation du congrès annulé. Ils ont refusé tout dialogue, estimant que notre proposition constituait une manœuvre.

Pire encore, la direction ressuscitée s’est empressée d’organiser un nouveau congrès « à sa manière », qu’elle a dû reporter plusieurs fois en raison de la pandémie.

Elle a fait apparaître comme par magie des dizaines de nouveaux syndicats et réussi l’exploit d’en « créer » plus en un an qu’en 20 ans ! Tout ça en plein Covid et malgré la régression du nombre de syndiqués… Et le tout, bien sûr, sans aucun schéma de structuration cohérent, le seul but étant de ramasser des voix pour le congrès.

Le problème, c’est que là encore la fédération triche, car tout est bon pour se maintenir en place. Des dizaines de syndicats portés sur la liste des ayant-droit pour le congrès n’ont pas… de statuts déposés !

Et comme toujours, aucun rappel à la raison n’est audible par ces personnes qui s’accrochent à leurs places au mépris de nos statuts et des règles démocratiques les plus élémentaires.

Ce n’est pas cela, la CGT.

Nous avons donc pris nos responsabilités et demandé au juge de désigner un administrateur chargé d’organiser un congrès, au vu de l’absence de direction légitime pour le faire (et des nombreuses tricheries en cours !). Nous n’avons pas obtenu l’annulation du dernier congrès pour laisser ces personnes recommencer comme si rien ne s’était passé.

Si le juge fait suite à notre demande, la fédération pourra enfin tenir un congrès dans les règles statutaires, élire une direction légitime, prête à en découdre vraiment avec le patronat dans cette période noire pour les salariés du commerce et des services et en finir avec cette situation inédite dans l’histoire de la CGT.

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